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A partir
de 1858, le pénitencier de St Laurent accueillera tous les condamnés. Les
camps de l'Est de la Guyane sont progressivement évacués. Face à l'arrivée
massive et continuelle des condamnés, sont créés d'autres camps aux alentour
de St Laurent.
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Pour les femmes condamnées, le camp de Mana en 1859. Ensuite, les camps
de l'îlet St Louis, St Pierre (1861),St Jean, Ste Anne(1863), St Maurice, Ste Marguerite(1864),
Sparouine, La Forestière (1866), Les Hattes, Coswine, Charvein (1896), Nouveau Camp (1899), Nouveau Chantier, Les Malgaches
(1906), Godebert 1909, Loulette, et Lorrain. Tous ces camps
annexes avaient une mission bien particulière. Plus loin Saut Tigre, Crique Anguille.
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Le
27 mai 1885 est votée la loi sur la relégation. Cette loi décide la
transportation des récidivistes de menus larcins. Ces condamnés ne sont pas
soumis au même régime que les autres bagnards, condamnés à de lourdes peines.
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Avant
d'atteindre la terre Guyanaise, les forçats sont transférés depuis leur lieu
d'incarcération vers le point d'embarquement, l'île de Ré, et, jusqu'en 1933,
le voyage se fait à pied, enchaînés, jusqu'au lieu le plus proche de
chargement dans un wagon cellulaire de chemin de fer. Le convoyage de ces condamnés
n'était pas une priorité pour les compagnies de chemin de fer |
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Le voyage
durait parfois plusieurs jours. Arrivés à St martin de Ré, bien souvent à
bout de force, ils sont logés dans de grandes cellules, et nourris
convenablement, afin de supporter le pénible voyage |
La date
du départ enfin arrivée, munis de leur paquetage, tondus la veille, ils
embarquent à bord d'un navire de la marine militaire. A partir de 1891 et ce
jusqu'à la fin du bagne en Guyane, les condamnés sont transportés à bord de
bateaux de la Société Nantaise de Navigation, qui avaient pour noms, Ville de
St Nazaire, Calédonie, et pour les plus célèbres Loire et Martinière, ces
deux bateaux spécialement aménagés pour le transport des condamnés.
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L'embarquement à bord des navires, se fait par l'intermédiaire d'un chaland
qui prend les hommes à terre.
Le
navire La Loire est torpillé pendant la première guerre mondiale.
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Après la
fin du conflit, en remplacement, le choix de la Société Nantaise de
Navigation se porte sur un bâtiment Allemand du nom de Douala, construit en
1912, long de 120 mètres, Il est spécialement aménagé de manière à recevoir
environs 670 condamnés. Rebaptisé La Matinière, Il assure le transport
jusqu'à la fin du bagne en Guyane. Désarmé en 1939, il est coulé lors d'un
bombardement au début de la Guerre.
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© 2001-2005 Guy Marchal
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